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SYMBOLISME : bestiaire biblique – l’Agneau (1)

C’est un vaste et passionnant sujet que celui du symbolisme animalier à travers la Bible.

J’y ai déjà fait allusion en abordant les symboles des évangélistes, puisque 3 d’entre eux sont représentés par un lion, un taureau et un aigle ; le 4ième l’étant par un ange (ou un homme), et ces quatre représentations ayant en commun d’être pourvues d’ailes. En ce temps pascal, je reviens au bestiaire avec l’agneau pascal !

L’Agneau, dans la tradition juive, mais cela est également repris dans la tradition musulmane, est l’animal que Dieu a substitué à Isaac lorsque son père Abraham allait le sacrifier (à la demande de Dieu, comme épreuve d’obéissance…), Genèse, 22, 1-14. Il s’agit même d’un «bélier», c’est-à-dire d’un jeune mâle, sans défaut, pour l’offrir en holocauste à Dieu.

L’agneau était donc l’animal que l’on sacrifiait, par excellence, chez les peuples sémites qui vivaient en nomadisant avec leurs troupeaux le long de l’arc d’or du Tigre et de l’Euphrate.

Bien sûr, l’agneau incarne la pureté, l’innocence, la douceur, la soumission, bref l’animal parfait pour plaire à la divinité.

Il est éloquent de voir comment parle le Psaume 77, 3-4 de l’agneau immolé :" Nous l'avons entendu et connu, nos pères nous l'ont raconté, nous ne le tairons pas à leurs enfants, nous le raconterons à la génération qui vient." Quant au prophète Isaïe, il décrira cet agneau de la Pâque comme subissant les affres du Serviteur souffrant, humilié, outragé, homme de douleur qui ne résiste pas au mal, qui tend son dos aux coups et reçoit soufflets et crachats sans détourner la face." (Isaïe 50, 4-9)

Le quatrième chant du Serviteur de Dieu se termine sur la mise à mort de l'Agneau innocent : " Comme un Agneau conduit à la boucherie, comme devant les tondeurs une brebis muette et n'ouvrant pas la bouche, par coercition et jugement il a été saisi, qui se préoccupe de sa cause ? Oui ! Il a été retranché de la terre des vivants ; pour nos péchés, il a été frappé à mort. On lui a dévolu sa sépulture au milieu des impies et son tombeau avec les riches alors qu'il n'a jamais fait de tort, ni sa bouche proféré de mensonge !... Il s'est livré lui-même à la mort et a été compté parmi les pécheurs alors qu'il supportait les fautes des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs." (Isaïe 53, 7-9, 12)  (à suivre  demain)

Jean Bisson - 29 avril 2009
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