Endettés, 40% des Islandais, soit plus de quarante mille ménages, ont été victimes de leurs propres banques. La couronne islandaise a
brutalement chutée, mais l’ensemble des prêts aux particuliers étant généralement indexé sur le Franc suisse ou autres devises étrangères, le remboursement est encore aggravé pour les petits
emprunteurs.
Les principales Banques sont elles-mêmes en faillite : la Landsbanki et deux de ses principales concurrentes, la Glitnir
(aujourd’hui l’Islandbanki) et la Kuapthing-Baugur ont déposé leur bilan au début de l’année 2009. L’Etat pourra-t-il redresser cette situation ? Sûrement pas sans une importante aide
internationale…
Pour autant l’Islande dispose de secteurs d’activités dynamiques (dont la pêche, l’exploitation des énergies renouvelables), d’un
patrimoine naturel remarquable (apprécié par les touristes durant le trop court été), et d’une main-d’œuvre islandaise bien formée et réputée fiable.
Quant aux Islandais endettés, leur sort n’est guère enviable. Et comme sous beaucoup d’autres cieux, ce sont eux qui subiront sans
doute le plus dramatiquement les conséquences de cette crise économique mondiale.
Jean
Bisson – 24 07 2009