Toutes les actions liturgiques catholiques sont ouvertes par un signe de Croix. Toute bénédiction se fait «au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit…» : Seigneur, bénis ce repas… Seigneur bénis cette eau…
Chaque baptisé, dès son entrée dans l’église au milieu de l’assemblée qui l’accueille, est marqué par le célébrant, comme premier geste d’accueil, d’un signe de croix : « Je te marque du signe de la Croix, signe du Christ, notre Sauveur… »
Lorsque l’évêque donne le Sacrement de la Confirmation, en imposant les mains, il dit : « Sois marqué de l’Esprit-Saint, don de Dieu… »
Dans le Sacrement de la Réconciliation (anciennement nommé «Confession»), le ministre dit : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du St-Esprit… »
Dans le sacrement d’accompagnement des malades, autrefois nommé l’extrême-onction, le prêtre dit en traçant une croix sur la peau du malade : « Par cette onction d’huile, que le Seigneur Notre Dieu, dans sa grande tendresse, vous (ou « te ») manifeste sa bonté… »
Au cours de chaque messe, au cœur même de la célébration, lors de la «consécration», le ministre qui préside dit en traçant une croix : « que ce pain et ce vin, deviennent le corps et le sang du Christ… »
Sur les défunts, les catholiques tracent, en dernier adieu, le signe de Croix avec aspersion d’eau bénite, un geste que ne font jamais la majorité des protestants !
Le «chemin de Croix» est un parcours jalonné de 14 stations (notez le symbolisme de ce nombre correspondant à 2 fois 7) qui commémore le parcours du «Vendredi-saint», jour de la crucifixion de Jésus. C’est un rituel que reprennent de nombreux lieux de pèlerinage, à Lourdes, notamment.
On pourrait multiplier les exemples, mais je citerai encore pour conclure les nombreuses croix qui jalonnent nos chemins, ou les places de nos villages, ce sont autant de traces de la foi de nos aïeux qui élevaient ainsi des Calvaires, des Croix de Mission, des signes de reconnaissance ou des demandes de protection divine… (à suivre demain : les signes de croix romains et orthodoxes)
Jean Bisson – 25 09 2008