Le Serpent biblique du Jardin d’Eden, initiateur du mensonge, est venu corrompre l'Homme afin qu'en lui faisant manger le fruit de l'Arbre de la Connaissance, il soit maudit de DIEU et chassé de l’état de grâce initial, prix de la connaissance et de sa liberté. Le Serpent fut lui-même maudit (cf. Genèse 3, 14); il devint le symbole du mal c’est-à-dire, pour le croyant, de la séparation entre Créateur et Créature. La plus grave conséquence pour l’Homme, c’est qu’il devint alors mortel, obligé de passer par la mort puisqu’il perdit le bénéfice de « l'Arbre de Vie » resté au «Paradis» et surveillé par les Chérubins (cf. Genèse 3, 14-15) !
Maudit par Dieu, le serpent devra ramper et manger la poussière; son royaume est celui de la terre, de la matière, par opposition au domaine spirituel qui, allégoriquement, se situe dans les cieux
La Bible raconte la rencontre de Moïse avec Dieu durant laquelle le Créateur se manifeste dans la symbolique du Buisson Ardent. Si le bâton de Moïse (symbole du chef) tombe au sol, il devient serpent ; si Moïse l’élève, il est signe de force et de victoire, signe du secours divin. Au Mt Nébo, en Jordanie, là où mourut Moïse, un émouvant monument représente Moïse et son bâton-serpent… Tout récemment, le Pape, voyageant en Terres saintes, n’a pas manqué de s’y recueillir.
Symboliquement, n’est-il pas clair que, si l’Homme laisse filer ses passions vers le bas, il court à sa perte ? S’il accepte de les canaliser et les oriente vers le haut, vers le dépassement de soi, il devient capable de métamorphoser le potentiel destructeur et violent en force de progrès. Une force qui l’élève alors vers les hauteurs pacifiques et spirituelles … (à suivre bientôt : serpent et caducées…)
Jean Bisson – 28 05 2009