28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 23:01

Automne sanglant en Syrie où pas un jour ne se passe sans que des victimes tombent sous les balles des forces de sécurité syriennes ! Sauvage répression qui va jusqu'à mitrailler des enfants dans leurs écoles. Le beau pays de l'antique Reine Zénobie s’enfonce chaque jour davantage dans le deuil et la désolation.

Dans ce contexte,  les journalistes occidentaux sont interdits de libre circulation dans le pays. Et que peut faire la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, que les autorités syriennes empêchent d'enquêter sur le terrain, contestant sa composition ?

Le régime syrien va dans le mur. Le peuple syrien l’a condamné. L’Histoire l’a déjà jugé. De nombreux membres de l’opposition syrienne passent à Paris et y rencontrent des Syriens en diaspora et des représentants des autorités françaises. Mais ces contacts restent discrets pour ne pas mettre en danger leur famille et leurs amis. Si la prudence est de rigueur, les autorités françaises – selon les dépêches du Quai d'Orsay – restent actives aux plans diplomatiques français, européen, international, et plus particulièrement au Conseil de sécurité à New York. La ligue arabe est informée de chaque démarche.

La force du régime syrien repose d'abord sur son armée puissante et sa police musclée, mais aussi sur sa situation politique et sa position stratégique au voisinage d'Israël, et sur ses liens complexes avec l'Iran et le Liban.

Trois éléments pourraient faire évoluer la situation: d'abord la réflexion de pays, jusqu'alors peu enclins à s'engager contre la Syrie, mais qui ne peuvent aujourd'hui rester insensibles et bras croisés devant le sang qui coule. Les moyens modernes de communication rendent transparente l'horreur de la répression. Le second élément est d'ordre international: sous la sollicitation de nombreuses capitales, le Conseil de sécurité qui était resté trop longtemps inerte sur ce dossier commence à s'inquiéter. Enfin, le troisième facteur positif est la création, à Istambul, d'un Conseil national syrien en exil; ce pôle libre ouvre la perspective d'une nouvelle Syrie démocratique respectueuse de toutes ses composantes. 

Le jour où sera adopté une résolution du Conseil de Sécurité marquera alors un tournant décisif dans le conflit intérieur syrien. Il faut, pour le peuple syrien, espérer que ce moment soit proche.

Jean Bisson – 29 09 2011

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