2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:01

Trois "petits prophètes" ont gagné leur place dans l'Ancien Testament : leurs apostrophes sont des témoignages historiques dans la longue tradition des enfants d'Abraham.

Nahoum, le premier, qui vécut au 7° siècle avant J.C., nous a légué trois chapitres au cours desquels il brosse un tableau très critique de Ninive, la capitale assyrienne. Il en fait le modèle même du mal sans limite. Ce dévoiement ne peut qu'entraîner un châtiment divin ! C'est sa philosophie : toute puissance terrestre est destinée à périr.

Sophonie, contemporain de Nahoum, s'adressant aux pauvres et aux opprimés, va s'attacher à entretenir leur espérance. Il appelle aussi les puissants et les pervertis de Ninive à la repentance. Avant qu'il ne soit trop tard ! Sa prophétie du jugement de Dieu (ou jugement dernier) en fait un maillon incontournable de la foi abrahamique.

Habaquq, enfin, un contemporain de Jérémie, nous raconte le triomphe de Babylone sur Ninive : l'Assyrie est écrasée. Mais la puissance accrue des Babyloniens annonce la fin du royaume de Juda et la déportation douloureuse des habitants de Jérusalem. Pour lui, l'état de péché est inhérent à la condition humaine. Mais Dieu a toujours le dernier mot.

Ce sont donc des flashs qui éclairent l’histoire du peuple de l'Alliance et ses rapports avec les royaumes qui l'entourent. A travers les récits de ces auteurs, en filigrane, c'est l'histoire du peuple juif avec son Dieu dans les turbulences d'une alliance bien souvent infidèle côté humain, mais éternellement tenue de la part de Dieu. 

Et, les hommes du 21ième siècles que nous sommes peuvent y lire, c'est limpide, les mêmes situations et en tirer les mêmes leçons !

Jean Bisson – 02 11 2011

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