8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:01

En Palestine, l'histoire a fait vivre des peuples et plusieurs traditions religieuses. Ce riche héritage enraciné sur cette terre est devenu un équilibre fragile, souvent même tragique.

Pour avoir visité cette terre, j'ose me permettre de parler de ce berceau de cultures et de fois.

Humainement, les Israéliens y sont chez eux. Religieusement, les Juifs ne peuvent en être écartés pas plus que les disciples de Jésus malgré la complexité de leurs divisions.

Israël, est un état. Comment peut-il aujourd'hui rassembler tous les héritiers de son passé? Comment ces héritiers peuvent-ils vivre ensemble, librement, sans respecter la liberté de tous les autres?

j'ai lu le compte-rendu suivant rédigé par des représentants de l'Union européenne à Jérusalem. Il dévoile la difficulté cruelle d'établir un consensus pacifique entre les divers héritiers. Mais malgré sa complexité, la paix doit demeurer l'objectif premier de toutes les communautés.

Jean Bisson 08 03 2013 

Q - Un rapport a été rédigé par les représentants de l'Union européenne à Jérusalem et a été en partie dévoilé. Ces diplomates sur place préconisent une application plus stricte de l'accord d'association avec Israël en raison de la poursuite de la colonisation. À quelles suites peut-on s'attendre ?

R - Trois remarques :

- premièrement, il s'agit du rapport annuel des chefs de mission de l'Union européenne à l'attention du Comité politique et de sécurité de l'Union européenne. Ce rapport n'est normalement pas censé être rendu public. C'est un document de travail interne au Conseil. Il se trouve néanmoins qu'il fuite régulièrement;

- deuxièmement, le texte reflète le consensus entre l'ensemble des chefs de mission de l'UE à Jérusalem et à Ramallah, s'agissant de l'évolution de la situation sur le terrain au cours de l'année 2012;

- troisièmement, nous verrons les conséquences que nous en tirerons à 27 et comment traduire politiquement les recommandations qui sont dans ce rapport. Il s'agit de l'un des éléments qui entreront dans la réflexion et que les ministres intègreront certainement dans leurs analyses sur la relance du processus de paix. Les objectifs en sont très clairement fixés, c'est la solution des deux États tel que nous l'avons de nombreuses fois définie à 27.

Q - Si le fait de suivre ce qui est préconisé par les représentants de l'Union européenne, c'est-à-dire imposer des restrictions au niveau de l'association, peut mettre en danger la reprise du processus de paix, alors ces propositions ne seront jamais prises en considération...

R - C'est pour cela que je vous dis que cela constitue l'un des éléments d'une réflexion qui sera générale. Toutes les recommandations ne seront pas retenues, certaines le seront certainement, dès lors qu'elles sont cohérentes avec notre priorité de relance du processus de paix et notre objectif ultime qui reste la solution dite des deux États.

 

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